maladie articulaire

La polyarthrite rhumatoïde, quelle est cette maladie articulaire ?

La polyarthrite rhumatoïde est une affection rhumatismale qui avoisine l’arthrose, sauf que l’attaque a lieu sur la membrane synoviale. Le premier symptôme est la douleur des articulations, qui s’enflent et présentent des excroissances anormales. Née de l’auto-immunité, la polyarthrite peut aboutir à un handicap profond. Les traitements récents donnent de solides espoirs de guérison.

La polyarthrite rhumatoïde est le chef de file des maladies rhumatismales chroniques

La polyarthrite rhumatoïde est rangée parmi les maladies rhumatismales de nature inflammatoire. Il s’agit d’une affection arthritique, qui diffère de l’arthrose en ce sens qu’elle siège uniquement dans la membrane synoviale et non dans les cartilages. Parmi les arthrites chroniques, celui-ci affiche le plus fort taux de prévalence: soit 0,25% de la population. L’âge le plus favorable à la survenance de la maladie se situe entre 40 et 60 ans. Elle s’abat surtout sur les femmes, qui représentent 3/4 des patients. La polyarthrite rhumatoïde peut toucher n’importe quelle articulation, mais les zones les plus attaquées sont les genoux, les poignets, les articulations digitales et pédiculaires. L’évolution de la maladie connaît plusieurs variantes : d’une affection bénigne à une inflammation très poussée, en passant par des phénomènes de déformation et de gonflement.

La phase de démarrage de la maladie

La polyarthrite est déclenchée par une auto-agression de l’organisme. Elle se traduit par une libération d’anticorps étranges dits « auto-anticorps », amenant l’organisme à lutter contre lui-même. La membrane synoviale, qui tapisse l’ensemble des cellules osseuses, produit le liquide synovial chargé de lubrifier les cartilages. Sous l’action des auto-anticorps, la membrane se dilate et des enzymes inflammatoires en dégouttent, mélangés avec des éléments sanguins, ce qui est de nature à abîmer l’articulation. L’évolution des polyarthrites est généralement lente et progressive. Au commencement, la personne subit d’intenses vagues de douleurs sur plusieurs semaines ou plusieurs mois. L’intérieur des articulations connaît un désordre total, ce qui occasionne un gonflement ardent. Au mieux, les signes douloureux s’éteignent durant plusieurs années, avec toutefois des risques de rechute. Au pire, l’état de la respiration et le cœur seront mis à mal. Ainsi, la polyarthrite est bel et bien mortelle.

Une nette baisse de la qualité de vie

Il est urgent d’obtenir un diagnostic le plus tôt possible, pour soigner correctement les inflammations arthritiques. La polyarthrite, même sous forme modérée, est passible d’entraîner un handicap préjudiciable sur le rendement professionnel. De plus, la mauvaise performance des mouvements limite l’accès à un bien-être décent ainsi qu’à une vie riche en possibilité.

Articles similaires